Créer votre première carte
Du compte vide à la carte publiée, dans l'ordre. Ce qu'il faut avoir sous la main, et ce que le produit fait à votre place.
Une carte se fabrique en quatre temps, toujours les mêmes: le modèle, le format, composer, publier. Vous pouvez revenir en arrière à tout moment, et la feuille reste visible pendant les quatre.
L'ordre n'est pas décoratif, c'est l'ordre de fabrication. On choisit le dessin avant de savoir combien de plats tiennent, parce que c'est le dessin qui commande la capacité, et pas l'inverse. Un modèle serré tient plus de lignes qu'un modèle aéré sur la même feuille.
Vous n'avez pas besoin de tout savoir avant de commencer. À chaque temps, l'atelier vous dit ce qu'il vous reste comme place, et il refuse la ligne de trop avant que vous ne la tapiez.
Les quatre temps
- Le modèleIoù vous servez, puis vos mots
- Le formatIIla feuille, le corps, la langue
- ComposerIIIvos sections et vos plats
- PublierIVle PDF et la page en ligne
Ce qu'il faut avoir sous la main
Une seule chose, et ce n'est pas un fichier: la liste de vos plats et de leurs prix. Tout le reste s'ajoute plus tard, ou ne s'ajoute jamais.
Ce dont vous n'avez pas besoin
- Un logojamaisla maison signe de ses initiales, et c'est un vrai dessin
- Des photosjamaisaucune carte du catalogue n'en porte
- Un mot de passejamaison vous envoie un lien d'entrée
- Une carte bancairejamaisla première carte est gratuite
- Un logiciel de mise en pagejamaisle dessin est déjà fait
L'inscription tient en trois champs: le nom de votre maison, ce que vous servez, votre adresse e-mail.
Ces trois champs travaillent tout de suite. Votre maison et sa première carte naissent avec le compte: vous n'arrivez pas devant un écran vide avec un bouton « créer ». Et ce que vous avez tapé dans « ce que vous servez » sert de première recherche dans l'atelier, donc vous arrivez déjà devant une poignée de modèles qui vous ressemblent.
Les prix, eux, s'écrivent comme vous les écrivez. Rien ne vous oblige à taper un nombre: « voir ardoise », « selon arrivage » et « +4 » passent tels quels, et aucun filet ne court vers une case vide.
Temps I: trouver votre modèle
On ne vous montre jamais les 126 modèles d'un coup. Un mur de cent cartes ne se choisit pas, il se subit.
L'atelier pose d'abord une question de métier, pas de goût: où servez-vous. Six réponses, et elles décrivent la forme de votre commerce, pas votre cuisine.
- Salle: service à table, on s'assied, le repas dure
- Comptoir: on mange debout, le service est rapide
- Commerce mobile: camion, remorque, vélo, marché
- Saisonnier: plage, camping, refuge
- À emporter et livraison: le client ne mange pas sur place
- Restauration collective: entreprise, école, chantier, stade
Ensuite vous tapez avec vos mots: « bistrot », « pizza », « bar à vin », « crêperie », « brunch ». Un dictionnaire de 726 termes fait le pont entre ce que vous dites et la façon dont le catalogue est rangé, donc vous n'avez pas à deviner le vocabulaire de la maison.
Si rien ne vous plaît, il y a la carte vierge, qui porte l'habillage de la maison. Et surtout: changer de modèle plus tard ne vous fait pas ressaisir une ligne. Ce que vous écrivez et le dessin qui l'habille sont deux choses séparées, dans le produit comme dans les fichiers.
Temps II: la feuille
Un format n'est pas un recadrage. C'est une feuille physique, en millimètres, avec ce qu'elle peut tenir.
Les formats portent le nom de leur usage, jamais leur code: la carte principale, le set de table, la carte carrée, celle qui tient dans le chevalet. Le nombre de lignes que chacune tient est écrit à côté, avant que vous ne tapiez le premier plat. C'est la règle de la maison: une contrainte annoncée d'avance est une règle, découverte à la fin c'est un refus.
Deux autres réglages vivent ici, et les deux commandent la place:
- La taille du textele petit gagne environ 8%petit, normal, grand
- La carte sur la feuilleoù va le blanccomme le modèle, en haut, au milieu
La taille du texte commande la capacité, jamais l'inverse: on ne rétrécit pas le texte pour faire entrer une ligne de plus sans que ça se voie. Si vous voulez le détail des plafonds par format, il est dans Combien de plats tiennent sur une carte.
Temps III: composer
Vous tapez, la feuille suit. Il n'y a rien à enregistrer: ce que vous écrivez est gardé au fur et à mesure.
Une carte est faite de sections (« Les entrées », « Nos viandes », « Les desserts ») et d'entrées dans ces sections. Commencez par les sections, dans l'ordre où vous voulez qu'on les lise: c'est cet ordre-là qui décide de la mise en page, et rien ne se réorganise dans votre dos.
Deux choses valent d'être sues tout de suite, parce qu'elles expliquent presque tout ce qui vous surprendra:
Une section ne se coupe jamais en deux. Quand la feuille est pleine, la section entière bascule sur la suivante. Un titre seul en bas de page, avec ses plats sur la page d'après, est le défaut le plus courant des cartes faites à la main, et il n'est pas possible ici.
Le compte se fait en lignes, pas en plats. Un titre de section est une ligne. Un plat est une ligne. Sa description en est une autre. C'est la seule façon de compter qui ne laisse pas passer un débord.
Ce qu'une entrée peut porter
Rien n'est obligatoire sauf le nom
- Le nomobligatoire« Terrine de campagne »
- Le prixlibreun nombre, ou vos mots
- La description1 lignela ligne sous le nom
- La quantité servie0 ligne« 300 g », « 25 cl »
- Les pastilles0 lignevégétarien, épicé, sans gluten...
Une pastille ne coûte rien sur la ligne du plat, mais la clé qui la nomme en entier au pied de la carte occupe, elle, de vraies lignes. Le reste du pied aussi: la signature, les renvois et les mentions de service. La capacité en tient compte, et la jauge vous le montre.
Temps IV: publier
Un seul contenu, deux sorties: la feuille qu'on imprime et la page qu'on scanne.
Publier est un geste, pas un état. Tant que vous n'avez pas publié, ce que vous tapez ne va nulle part: vos clients lisent toujours la dernière version publiée. C'est voulu, et c'est même la raison d'être du bouton. Un patron qui corrige ses prix à neuf heures ne veut pas qu'un client lise sa frappe à neuf heures une.
La page en ligne vit à une adresse que vous choisissez, du genre menu-pdf.fr/votre-maison/. Cette adresse ne change plus, et c'est ce qui permet au QR code d'être imprimé une fois pour toutes: la carte change derrière, le QR reste. Ne la changez qu'avant d'avoir collé le premier autocollant.
Le PDF, lui, se télécharge et part chez l'imprimeur, ou dans votre imprimante. Il est fabriqué à 300 points par pouce à partir du même dessin que ce que vous voyez à l'écran: ce n'est pas une conversion, c'est la même feuille rendue plus grand.
Après la publication
- Changer un prixle QR ne bouge pasvous corrigez, vous republiez
- Réimprimerà votre mainseulement si le papier est faux
- Retirer la carteréversibleelle sort de la ligne
- Une deuxième carteUn restaurantles boissons, le midi, le soir
Ce qu'on nous demande là-dessus
Combien de temps ça prend, vraiment?
Je me suis trompé de modèle. Je recommence tout?
Puis-je essayer sans publier?
Que se passe-t-il si je ne finis pas aujourd'hui?
Faut-il payer pour la première carte?
Et si ma carte ne rentre pas sur une feuille?
Il n'y a rien de plus à lire avant de commencer.
Le reste de la mise en place répond à des questions qui arrivent en route, et elles arrivent mieux quand on a une carte devant soi.
La première carte est celle qui vous apprend le produit. Faites-la courte, publiez-la, et allongez-la ensuite.